Certains experts du crime organisé américain, comme Jerry Capeci, pensent qu’il s’agit d’Angelo Ruggiero, John Carneglia, Vincent Artuso et de Salvatore Scala agissant pour le compte de John Gotti. Le 15 octobre 1976, Gambino meurt des suites d’une crise cardiaque. Après le meurtre de Thomas Eboli, Gambino favorise la sélection de Frank « Funzi spino gambino casino » Tieri comme parrain de la famille Genovese. Le sous-boss d’Anastasia, Carlo Gambino, prend le contrôle et donne son nom à cette famille du crime.

Fondé dans les années 1900, le gang de la Mano Nera de Lupo est un des premiers groupes criminels italiens de New York. D’Aquila est un influent immigrant qui rejoint le gang Lupo basé à East Harlem. Leur gang passe entre les mains de Salvatore D’Aquila, un des capitaines de Lupo.

Gotti décida de nommer DeCicco sous-boss et promut Ruggiero comme caporegime de son ancienne équipe. Castellano demande à voir les retranscriptions ; Dellacroce fait tout ce qu’il peut pour les lui cacher. La loi fédérale permet aux accusés l’accès aux bandes d’enregistrement et leur retranscription par écrit, pour qu’ils puissent préparer leur défense. Sont impliqués le propre frère de John Gotti, Gene Gotti, ainsi que son meilleur ami Angelo « Quack Quack » Ruggiero, dont le surnom provenait du fait qu’il n’arrêtait jamais de parler.

  • Gambino voit son pouvoir s’étendre au point d’organiser l’assassinat de Joe Colombo, parrain de la famille Colombo, le 28 juin 1971.
  • Beaucoup de chefs mafieux désapprouvent le style outrancier de Gotti, notamment le parrain de la famille Genovese, Vincent « Chin » Gigante, un ancien allié de Castellano.
  • D’Aquila utilise rapidement ses liens avec d’autres chefs mafieux aux États-Unis pour créer un réseau d’influence qui lui permet de devenir le plus puissant chef mafieux de New York.
  • Le 15 octobre 1976, Gambino meurt des suites d’une crise cardiaque.

Il se peut que ce crime ait été l’œuvre d’une équipe de trois tueurs menée par Joseph Biondo sur ordre de Carlo Gambino. Appelé à se justifier pour son implication dans ces crimes devant les parrains des quatre autres familles. Lupo est associé dans de nombreuses affaires avec Morello, qui est le premier capo di tutti capi (chef de tous les chefs), un titre qui sera repris par D’Aquila. Depuis la mort de ce dernier, elle s’est affaiblie graduellement, du fait d’une plus vive répression des autorités, mais surtout du fait des règnes tumultueux de Paul Castellano et de John Gotti. Le caporegime et coparrain, Nicholas « Little Nick » Corozzo, l’un des principaux accusés du dossier, qui ne se trouvait pas à son domicile de Long Island, n’est arrêté que le 29 mai 2008.

Il appartient à la veuve d’un mafieux décédé et sert de lieu de réunion au sommet. Le 13 avril 1986, la voiture de Gotti est plastiquée mais c’est DeCicco qui meurt à la place de Gotti. Ce dernier décide, avec les parrains de la famille Lucchese, Vittorio « Vic » Amsuo et Anthony « Gaspipe » Casso, de mettre un « contrat » sur John Gotti. Ce dernier est considéré comme un candidat sérieux pour la succession à la tête de la famille Bonnano, à la suite de l’emprisonnement du parrain Philip « Rusty » Rastelli.

Certains policiers pensent que le nouveau parrain est Daniel « Danny » Marino, chef de la faction du Queens. Les investigations des autorités ont permis de découvrir qu’il n’y avait pas de chef désigné dans la famille Gambino. On apprendra par la suite qu’il est un sous-chef de la famille Bonanno durant la fin des années 1980. Gotti est surnommé le Dapper Don, que l’on peut traduire par « Don Bling Bling », ceci à cause de ses costumes sur mesure, de ses cravates en soie et de sa manière arrogante de s’afficher devant les médias comme aucun chef mafieux ne l’a fait avant lui.

Après la guerre des Castellammarese

Beaucoup de chefs mafieux désapprouvent le style outrancier de Gotti, notamment le parrain de la famille Genovese, Vincent « Chin » Gigante, un ancien allié de Castellano. La guerre des Castellammarese, qui oppose deux chefs de gang, Joe Masseria et Salvatore Maranzano, fait de nombreuses victimes. D’Aquila utilise rapidement ses liens avec d’autres chefs mafieux aux États-Unis pour créer un réseau d’influence qui lui permet de devenir le plus puissant chef mafieux de New York. Comme d’autres gangs de New York, ils reconnaissent Morello comme chef de tous les chefs. Les crimes incluent le meurtre, le trafic de drogue, le braquage, l’extorsion.

Ce n’est pas le sous-boss Aniello « Mr. Neil » Dellacroce mais le beau-frère Paul Castellano qui est choisi. Colombo survit aux tirs mais reste dans le coma et ne meurt qu’en 1978. L’agresseur de Colombo s’appelle John Johnson, un solitaire considéré par le milieu comme « idiot » et qui s’attaque à Colombo pour le motif qu’il s’occupe du mouvement des droits civiques américain. Gambino voit son pouvoir s’étendre au point d’organiser l’assassinat de Joe Colombo, parrain de la famille Colombo, le 28 juin 1971. L’échec du projet de Joe Bonanno, parrain de la famille Bonanno et rival de Carlo Gambino, d’assassiner ce dernier et les autres parrains des Cinq familles à l’issue de la guerre Bonanno, voit l’avènement de Carlo Gambino comme le parrain le plus puissant des Cinq familles. La famille Gambino devient bientôt une des plus puissantes du Syndicat national du crime grâce à l’association avec les maisons de jeux de Meyer Lansky à Cuba et aux Bahamas, business très lucratif pour la mafia.

De ces enregistrements, on a pu apprendre que Castellano voulait, s’il était envoyé en prison, que le fils de Carlo Gambino, Thomas, prenne le contrôle de la famille avec Thomas Billoti (chauffeur et garde du corps de Carlo) comme sous-boss. Certain pensent que, durant le règne de Castellano, la bande de DeMeo a commis 37 meurtres ; elle est soupçonnée de bien plus encore entre 1975 et 1982. Mais Dellacroce ne veut pas de conflit et accepte cet état de fait ; Castellano le garde comme sous-boss.